L'epuisement du masque social

Publié le 2 mars 2026 à 11:22

Quand porter un visage qui ne nous ressemble pas devient épuisant

Le mois de mars commence, et avec lui, j'ai choisi d'aborder un sujet souvent invisible mais au coût humain psychologique colossal :
le masque social, ou "masking".

Pour beaucoup de personnes neuro-atypiques (TDAH, TSA, DYS), s'intégrer dans une société normée ressemble à une performance de chaque instant. On sourit quand il le faut, on réprime ses besoins sensoriels, on imite les codes de communication des autres…

Mais quel est le prix de ce visage que l'on se crée pour plaire ou pour survivre ?

 

Un visage qui ne nous ressemble pas

Porter un masque social, c'est un peu comme porter en permanence une image de nous dont les traits seraient figés, froid, sans couleur, sans vie.
On finit par regarder dans le miroir et ne plus reconnaître la personne qui nous fait face. Ce décalage entre ce que l'on ressent
à l'intérieur et ce que l'on montre à l'extérieur crée une sensation de dépersonnalisation profonde.

On n'agit plus, on "subit" un rôle.

Le coût de la performance : Epuisement et irritabilité

Ce jeu d'acteur permanent n'est pas gratuit. Il consomme une énergie mentale incroyable. C’est souvent en fin de journée, une fois la porte de la maison refermée, que le contrecoup arrive :

  • Une fatigue extrême : Un épuisement que le sommeil ne suffit plus à réparer.
  • Un besoin vital d'isolement : Le besoin de se couper de tout stimulus (bruit, lumière, interactions) pour tenter de recharger les batteries.
  • Une irritabilité soudaine : Le moindre petit imprévu devient insupportable parce que le réservoir de patience a été vidé par le masquage.

 

Masque social couleur

Dessin fait lors du live Youtube le 01/03/2026

L'art-thérapie pour déposer le masque

Comment faire quand ce masque est devenu une seconde peau dont on n'arrive plus à se défaire ?

C’est là que l'art-thérapie prend tout son sens. Lors de mes ateliers,
il n'y a pas de "bonne" manière d'être.
La création artistique permet de s'exprimer sans filtre. Devant une feuille ou une toile, on peut enfin laisser sortir ce qui est caché, sans peur du jugement. On commence à dessiner, à peindre ou à modeler ce visage intérieur, celui qui nous ressemble vraiment.

 

Apprendre à identifier son masque, c'est le premier pas pour s'en libérer et respecter son écologie personnelle.

Informations pratiques : J'accompagne les enfants, adultes et couples dans cette quête d'authenticité.

  • Nouveauté : Des ateliers de groupe seront prochainement disponibles à Montalieu-Vercieu.
  • Interventions : À domicile dans le Nord Isère ou en visioconférence.
  • Direct : Retrouvez-moi chaque mercredi et dimanche à 16h00 sur YouTube pour pratiquer ensemble.

Fabien Mohariry – En Thérap'Art

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.