Est-ce que tu connais cette frustration intime, quand tu te répètes en boucle « calme-toi », « respire », « arrête de penser » ?
C'est comme essayer d'éteindre un incendie en lui criant dessus... Nous avons beau donner l'ordre de nous calmer, le cœur continue de battre trop vite, la poitrine reste oppressée et les pensées tourbillonnent à toute allure.
Essayer de résoudre une surchauffe mental par le mental lui-même est une impasse dans laquelle nous tombons bien souvent. Pour les personnes hypersensibles, TDAH, autistes ou DYS, les circuits de la réflexion sont déjà saturés d'informations. Pour retrouver la paix, le chemin le plus direct ne descend pas du cerveau vers le corps : il monte du corps vers le cerveau.
Pourquoi l'injonction « calme-toi » échoue à apaiser l'anxiété neuroatypique
En situation de stress intense ou de surcharge sensorielle, notre cerveau exécutif, celui qui raisonne, planifie et écoute les conseils logiques, se retrouve momentanément déconnecté. Nous passons en mode de survie ou d'hypervigilance.
Lui envoyer des consignes verbales ou des injonctions abstraites comme « détends-toi » devient alors inefficace.
C'est pourquoi chercher à gérer ses émotions avec un TDAH ou à stopper une surcharge émotionnelle TSA par la seule force de la volonté génère souvent plus de culpabilité que de soulagement. Pour apaiser l'anxiété, nous devons parler l'autre langage du système nerveux : celui des sensations, du toucher et du mouvement. C'est en offrant une expérience d'apaisement physique au corps que l'on envoie au mental le signal que le danger est passé.
Du geste à l'esprit : Réduire la fatigue sensorielle grâce au médium
C'est là que l'art-thérapie opère. Le médium créatif (la peinture, le pastel, l'argile) sert de médiateur entre tes mains et ton esprit. Plutôt que de demander à ta tête de faire un effort supplémentaire, tu laisses ton corps interagir directement avec la matière.
La résistance d'un crayon, la texture enveloppante de la terre sous les doigts ou la fluidité de l'eau sur le papier créent un retour tactile immédiat. En mobilisant l'attention tactile et le geste moteur, tu transmets au système nerveux des informations de sécurité. Le coeur ralentit, les tensions musculaires se relâchent et la respiration se cale sur le rythme du geste. Pour réduire la fatigue sensorielle, tu n'as rien eu à analyser : la matière a permis de ramener le calme en toi.
Autorise ton corps à prendre le relais
Tu n'as pas à réussir à te calmer sur commande, et tu n'as pas à maîtriser tes pensées en permanence. Ton corps sait déjà comment retrouver l'équilibre :
il a simplement besoin des bons supports pour s'exprimer et relâcher la pression.
Si tu souhaites découvrir comment les matières plastiques et le geste créatif peuvent devenir tes plus précieux alliés au quotidien pour apprivoiser ta sensibilité et retrouver un espace de répit intérieur, je t'accueille avec toute ma bienveillance.
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